Dimanche. 07h00. C'est tôt !! Voilà la première chose que j'ai pensée ce matin là : c'est trop tôt !! Mais bon, quand faut y aller, faut y aller. Alors je m'extirpe doucement du lit, jette un dernier coup d'oeil à mes ustensiles, prend un café et une bonne douche ... ou l'inverse ... Je l'ai dit, 07h00, c'est trop tôt. Mais le stress et l'excitation ont vite fait de me rattraper et de me réveiller, et c'est donc fiévreux mais ballonné que je m'élance dans mon bolide dans les ruelles désertes de Sao Polo. J'en fait un peu trop ? Bon, okay ... Je prend le volant de ma petite voiture et me rend à l'atelier des chefs de Penthièvre, dans le 8° arrondissement.
C'est fou comme un dimanche matin, à 08h00, on roule bien dans Paris !! Personne. A croire qu'une faille spatio-temporelle a emporté tout le monde. Du coup, cet atmosphère donne à mon arrivée un petit air sur-réel.
Comme je suis un peu en avance, et que je ne veux pas passer pour quelqu'un de trop fébrile, j'attends un peu dans ma voiture, et, à 08h45, je prends mon sac (qui au passage pèse lourd comme un âne mort, à cause de la cocotte en fonte qu'il contient) et je me rends devant l'atelier. Là, première rencontre avec un candidat, Ilyas, la tête au moins autant dans le cul que moi. Rapide présentation, et nous rentrons. Nous sommes les premiers, on fait connaissance avec les organisateurs, les cameramen (Vivolta et M6), on prend un café, on prend un deuxième café, on prend un croissant, on prend un troisième café et... on se dit qu'il va falloir calmer sur le café. Peu à peu, les autres candidats arrivent, a priori tous aussi stressés les uns que les autres. On sympathise timidement, et on apprend nos ordres de passage. Pour moi, ce sera 10h30, soit pile au milieu. Soit. J'envoie un petit SMS à des amis et à ma femme, et reprend un café (décidément, il va falloir que j'arrête).
A 09h30, la compétition commence. On nous a fait faire un petit tour de la cuisine. Dire que je passe de ma kitchenette de 2,5 m carré à une vaste salle où il faut au moins 5 à 10 grandes enjambées pour passer de son plan de travail à la table de cuisson !!

Mais bon, c'est l'jeu ma pov' lucette. Je me re-concentre, prends un café ... heu non, plus de café, sinon je vais vomir. Je prends donc un verre d'eau, et juste avant de rentrer en scène, j'ai le plaisir d'accueillir un couple d'amis venu me supporter. Bon, mon "fan club" est là, c'est à moi de passer, il ne faut pas que je déçoive. Je me mets donc au travail. Le fumage du saumon fait sa petite sensation.

NDLR : je "floute" ma tête juste par principe, hein. Je m'étais toujours juré de ne pas afficher mon visage sur mon blog 
Tout se déroule parfaitement, en grande partie grâce à mon chef-attitré-rien-que-pour-moi-qui-est-là-pour-m'aider, le HYPER sympa François P. La petite appréhension que j'avais des caméras a vite été dissipée par la sympathie et le professionnalisme des deux lascars de Vivolta (un caméraman et une camérawoman dont j'ai oublié les prénoms sous le coup du stress).
Au moment de dresser les assiettes, j'ai un petit coup de speed en voyant que je n'arrivais pas très bien à expliquer à François comment je voulais que l'assiette soit montée. Mais au final, malgré un petit retard non préjudiciable, je livre l'assiette à temps. Je présente, encore tout tendu, ma recette : saumon fumé minute, crème aigrelette au wasabi, sablé au gingembre et réduction de coca. Et rien que pour vous, dans la suite de l'article, vous retrouverez la recette complète pour pouvoir la refaire chez vous en famille, dans un resto, ou à un autre concours !! 

Une heure et demi et un café après, nous voilà au moment fatidique des résultats. Les candidats se réunissent en demi-cercle, et Jean-Sebastien B. nous annonce les résultats. Première à être sélectionnée pour l'après-midi : Carla, 12 ans, et de la cuisine plein la tête. Deuxième sélectionnée, Carine, 26 ans, perfectionniste jusqu'au bout des ongles. Troisième sélectionné, Christian, le basque de l'étape, avec une recette qui m'avait réellement bluffée. Du coup, arrivé à ce moment, dans ma tête, tout espoir était totalement anéanti. D'une part, parce qu'il restait encore plein de candidats avec des recettes géniales. D'autre part, parce que tous les sélectionnés ont un prénom qui commencent par la lettre "C", et qu'il restait encore une candidate répondant au prénom de Claire. Et finalement, je ne sais par quel miracle, peut-être grâce à C Esstra, ou alors parce que mon surnom est Calou, mais quand Jean-Sebastien B. a dit : "Pascal", j'étais à la fois étonné, fier et hyper content de passer ce premier tour.
Et le petit buffet campagnard qui nous a été offert n'a pas été de trop pour me remettre de mes émotions. La suite, d'ici quelques jours 
En attendant, allez voir la recette en cliquant sur "lire la suite".
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