Vous attendiez tous la suite de ma journée d'émotions à Cuisine Cup ? Et bien maniant l'art du contre-pied comme Chopin le piano, vous ne l'aurez pas ! Du moins, pas tout de suite :). En effet, les sélections ne sont pas terminées dans toutes les villes et le panier surprise étant par définition ... heu ... surprise, je ne voudrais pas dévoiler une seule once de suspens à des futurs candidats :).
Du coup, je débute la semaine par une des recettes les plus mythiques de la gastronomie française : le lièvre à la royale. Je l'ai cuisiné dès le lendemain de cuisine cup, dans ma petite cuisine qui n'a rien de royale, mais pour un événement princier : l'anniversaire de zaza martinez. Il fallait donc mettre les petits plats dans les grands, et cette recette que je voulais tester depuis un moment s'est imposée toute seule.
Dés lors, quelle recette choisir ? Avec foie gras ou sans foie gras ? Avec truffes ou sans truffes ? Quel mode de cuisson ? Tant de questions !! J'ai fait un rapide tour d'horizon dans mon entourage, et j'ai finalement opté pour un mélange entre la recette qui a valu à Patrick Asfaux le titre de meilleur lièvre à la Royale de France à Romorantin (et qui a été présenté au concours MOF 1991), et celle de M. Heaberlin, de l'auberge d'Ill, qui est la recette référence de la famille d'un collègue. Et jusqu'au dernier moment je cherchais le "truc" qui ferait de ce plat un must. Durant le concours, j'ai d'ailleurs pu faire la connaissance de M. Nicolas Bergerault avec qui j'ai procédé à un échange de recettes, lui me cédant sa recette du sénateur Couteau (env. 1898), moi lui cédant celle que vous allez lire, soit 110 ans après.
Le dénominateur commun de toutes ces recettes, c'est le temps, la patience, et la minutie. Mais lorsque tout est réuni, le résultat est tout bonnement divin !! Je vous laisse tester par vous-même ma recette que vous trouverez dans la suite de l'article ...

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